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Test de lisibilité d’un texte français

Collez un texte : son score de lisibilité s’affiche, avec les phrases trop longues et les mots qui l’alourdissent.

Le texte reste dans votre navigateur : rien n’est envoyé.
Nombre de mots au-delà duquel une phrase est signalée, de 10 à 60.

Score de lisibilité

Comment ça marche

Le score de Flesch mesure deux choses : la longueur des phrases et la longueur des mots. Des phrases courtes et des mots brefs donnent un texte facile ; le score monte. Rudolf Flesch l’a établi pour l’anglais en 1948 ; Kandel et Moles l’ont recalculé pour le français en 1958, dont les mots sont plus longs :

Score = 207 − 1,015 × (mots ÷ phrases) − 73,6 × (syllabes ÷ mots)

Les syllabes sont celles de la prononciation courante, sans le e muet final (« petite » en a deux). Le score se lit de 0 à 100 : un texte très simple peut dépasser 100, il est alors affiché 100. C’est un indicateur, pas un jugement : il ne voit ni le vocabulaire rare, ni l’ordre des idées.

Lire le score
ScoreLisibilitéCe qui s’en approche
90 et plusTrès facilecompris par un enfant de 11 ans
80 – 90Facilelangue parlée, bande dessinée
70 – 80Assez facileroman pour la jeunesse
60 – 70Standardpresse quotidienne, site web
50 – 60Assez difficilepresse spécialisée
30 – 50Difficiletexte universitaire ou administratif
0 – 30Très difficiletexte juridique ou scientifique

Exemple concret

Votre gérance affiche un avis dans l’entrée. Avant de le placarder, vous testez sa lisibilité, puis celle d’une version réécrite.

Avant : 1 phrase de 36 mots, 2,42 syllabes par mot → score 0 (très difficile)
Après : 3 phrases de 5,7 mots en moyenne, 1,65 syllabes par mot → score 80 (facile)

Le message est le même ; il a fallu couper la phrase en trois et remplacer « approvisionnement », « préalablement » et « approximative » par des mots courants.

Questions fréquentes

Un score de 0 à 100 calculé à partir de la longueur moyenne des phrases (en mots) et des mots (en syllabes). Plus il est élevé, plus le texte est facile à lire. Conçu en 1948 par Rudolf Flesch pour l’anglais, il reste l’indice le plus utilisé.

Les mots français ont en moyenne plus de syllabes que les mots anglais : la formule anglaise sous-estimerait tous les textes français. Kandel et Moles en ont recalculé les coefficients en 1958 : 207 − 1,015 × mots par phrase − 73,6 × syllabes par mot.

Au moins 60, le niveau d’un quotidien, pour une page grand public ; 70 ou plus pour une page qui s’adresse à tous (service public, santé, enfants). Un texte juridique ou technique descend facilement sous 30.

Une idée par phrase, et 15 à 20 mots par phrase en moyenne. Des verbes plutôt que des noms abstraits (« réaliser » plutôt que « la réalisation de »), des mots courants plutôt que des mots longs (« faire » plutôt que « effectuer »), et la voix active (« nous coupons l’eau » plutôt que « l’eau sera coupée »).

Source

L. Kandel et A. Moles, « Application de l’indice de Flesch à la langue française », Cahiers Études de Radio-Télévision, 19, 1958, p. 253-274. R. Flesch, « A new readability yardstick », Journal of Applied Psychology, 32, 1948. Les syllabes sont comptées automatiquement : sur un mot rare, l’outil peut se tromper d’une syllabe, sans effet notable sur le score d’un texte.

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